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Vendredi 3 février 2006

Dîtes-moi télécharger de la musique c'est bien ou c'est mal docteur ?

DIABLE.... UN PETIT TELECHARGEUR, MAIS EST-CE DE PEER EN PEER ?

HACK THE PEER TO PEER .... HOW TO

JE TELECHARGE LEGALEMENT UN PEU ? BEAUCOUP ? PARFOIS...

Télécharger de la musique sur le réseau, est consideré par les uns comme une deviance, (renvoyant aux telechargeurs une image et un qualificatif de pirates),et imprime les structures légales dans une logique d'affrontement avec les systemes peer to peer, quand je continue de penser qu'une cohabitation reste enviseageable, l'offre peer to peer est d'une part aleatoire, et le potentiel d'innovation des sites de telechargement legaux illimité, j'en veux pour preuve si il en fallait un exemple les cartes musicales gratuite recemment lancée par une start up innovante Starzik , des solutions telles que peer factor qui ouvrent de nouvelles voies... la législation ne cesse d'evoluer, chacun avance des arguments, certains d'autre moins, je vous invite modestement à faire le tri. je ne pense pas qu'une deviance generalisée puisse être récupérable par des lois, une pédagogie du telechargement et le bon sens conduisant l'utilisateur a un comportement raisonné et rationnel. les utilisateur ne se sentant pas concerné par l'appellation de pirate... même la warner bros se met au peer to peer, j aurais tendance a dire ... enfin.

Les avancées : des avancees comme peer factor investissent les systemes peer to peer pour proposer des offres legales, il ne s'agit plus dès lors de dénoncer les utilisateurs de systeme de peer to peer, mais de reconnaitre cette déviance originelle devenue la norme, (je rappelle a toute fin utile que sans le peer to peer, aucun d'entre nous ne disposerait du reseau tel que nous le connaissons aujourd'hui.) et qui laisse le legislateur dans l'embarras. Cette situation n'ampute pas pour autant l'avenir de téléchargement légal. J'en veux pour preuve.les resultats des téléchargements musicaux legaux et un avenir (n'en depalise au declinologue de notre premier ministre qui peut se dessiner au beau fixe.

Pourquoi choisir un type de telechargement du type de starzyk, fnac, itunes, ou autres plutot qu'un systeme peer to peer traditionnel pour faire mon marché musical. Bon pour faire simple quelques elements de simple bon sens, donnat une place à chacun : autant le dire clairement, le temps d'audiogalaxy et revolu....

Atout du peer to peer "sauvage" : découvrir des artistes qui m'etaient inconnu, on notera neamoins que le telechargement de titres est un sport hautement concurrencé, telechargement de clip... entre autres. entre nous, je ne crois pas que sans le peer to peer j aurais un jour connu le groupe canadiens les "cowboys fringuants" mais sait on jamais.... mais meme elista....

Atouts du téléchargement legal : type starzyk, itune, fnac etc, telecharger des albums safe, (propres) sans virus, offrir des cartes postales musicales, faire connaitre ma musique (cf la starzikstar) puisque cohabiter aux coté de poids lourds de la chanson demeure plus valorisant que de trainer sur du peer to peer n'est il point .

sites et acteurs cités dans l'article :


Vu le nombre de blog traitant de pret ou de loin du sujet visiblement le debat passionne
http://telecharger-emule.over-blog.com
http://emule-gratuit.over-blog.com
http://telecharger-emule-gratuit.over-blog.com
http://emule-gratuitement.over-blog.com
http://logiciel-emule.over-blog.com
http://msn-gratuit.over-blog.com/
http://telecharger-msn-plus.over-blog.com/
http://telecharger-msn-62.over-blog.com/
http://telechargement-msn.over-blog.com/
http://emoticone-msn.over-blog.com/
http://mp3-gratuit.over-blog.com/
http://telecharger-mp3.over-blog.com/
http://musique-gratuite.over-blog.com/
http://musique-mp3.over-blog.com/
http://telechargement-mp3.over-blog.com/
http://telechargement-musique.over-blog.com/
http://telecharger-musique.over-blog.com/
http://telecharger-chanson.over-blog.com/
http://telecharger-film.over-blog.com/

TELECHARGER DE LA MUSIQUE TELECHARGEMENTS LEGAUX  TELECHARGEMENTS DE MUSIQUESTELECHARGER DE LA MUSIQUE TELECHARGEMENTS LEGAUX  TELECHARGEMENTS DE MUSIQUESTELECHARGER DE LA MUSIQUE TELECHARGEMENTS LEGAUX  TELECHARGEMENTS DE MUSIQUESTELECHARGER DE LA MUSIQUE TELECHARGEMENTS LEGAUX  TELECHARGEMENTS DE MUSIQUESTELECHARGER DE LA MUSIQUE TELECHARGEMENTS LEGAUX  TELECHARGEMENTS DE MUSIQUES

Par theteacher
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Vendredi 3 février 2006
Par theteacher
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Vendredi 3 février 2006

Comment télécharger de la musique ?

DIABLE.... UN PETIT TELECHARGEUR, MAIS EST-CE DE PEER EN PEER ?

TO BE LEGAL OR NOT TO BE LEGAL

PRINCIPE DE REALITE. LA VERITE EST AILLEURS : )

 

Musique: en France, un titre acheté sur quatre est téléchargé...ZNet France Lundi 23 janvier 2006

Le succès des plateformes de téléchargement payant n'est plus vraiment à démontrer aujourd'hui. La déferlante iPod a d'ailleurs assez largement contribué à cette tendance, donnant ainsi une popularité non négligeable à iTunes, le service de téléchargement de musiques et de vidéos en ligne d'Apple. Les choix sont de plus en plus divers et variés et font bonne concurrence aux vendeurs physiques, à tel point que les Français achetant encore leur musique se sont littéralement laissés séduire par ce nouveau procédé, qui remporte une belle part...

Ce qui est perdu d'un côté est ratrapé de l'autre

C'est lors du Midem de Cannes que le SNEP (Syndicat National de l'Édition Phonographique) a présenté le bilan 2005 du marché de la musique.
Ce bilan fait état d'une légère baisse des ventes de disques, en recul de 2,6% par rapport à 2004, mais qui atteignent tout de même 929 millions d'euros.
C'est à vrai dire du côté de la vente de musique en ligne qu'il faut regarder pour trouver du mieux, puisque les ventes se sont vues multipliées par quatre le long de l'année, réalisant ainsi le chiffre de 32,4 millions d'euros.
Ce sont d'ailleurs les téléchargements de musique pour téléphones mobiles qui boostent ces chiffres, puisque ceux-ci représentent 71% du marché contre 29% pour les plateformes classiques.
Ces chiffres confirment donc que la perte enregistrée sur les ventes physiques est compensée par le marché Internet, puisque les revenus totaux pour 2005 s'élèvent à 961 millions d'euros contre 961,9 millions pour 2004. source : ZNET

NDLR / Sites deja cités dans l'article : à visiter : ci dessous une des ressources de telechargement legal que j'utilise, ok ok j ai pas non plus jeté limwire, ni morpheus, ni e-donkey, ni emule....mais je commence a jeter des coups d'oeil sur peerfactor; Bon et puis autre chose, j'essaye de donner un exemple à peu près convenable à mes enfants, je suis pas un ange, mais pas non plus un telechargeur compulsif d'oeuvres original, et je ne tiens pas a ce que mon petit dernier n'ai comme univers de decouverte d'artiste que du telechargement à la sauvette.... avec la crainte adolescente du FBI et de la NSA sur le palier de son petit studio... Alors de temps en temps je crois que comme beaucoup, je m'achete une bonne conduite : ): peut être qu'un jour il y aura une analyse plus pointue sur les usages en matière de telechargement, et que l on constatera que le francais n'est pas l'affreux pilleur que l'on veut bien nous faire croire... Bref je me sentirais moins seul. TheTeacher.

LE AWARDS DE LA CAMPAGNE LA PLUS NAVRANTE

Si je peux me permettre un petit conseil à d'autres industries concernées, cf film, vos campagnes de publicité sont remarquables en effet contre intuitif... Bravo, je n'ai jamais vu campagne aussi incitative au piratage pour une tranche 15-25 ans, enfin moi, ce que jen dis : ) c'est repenser votre communication, et je ne parle pas de cette campagne contre le piratage, ou la vulgarité de mon point de vue frole l'irresponsabilité, tant le postulat de la vulgarité des gens qui telechargent, voir le postulat que ce language : "il le comprenne" est une insulte a la communauté internet dans son ensemble... Bref pour le moins un derapage / Mon conseil : changez d'agence : ) De la pedagogie, why not, des insultes ? j'ai du mal a imaginer un impact positif, dans un monde qui s'inscrit ou veut s'inscrire dans la tolerance de l'autre, le bouchon me semble-t-il poussé un peu loin, apres les fumeurs les telechargeurs.....



campagne du SNEP contre le piratage....

 

A LIRE / NEWS /

Selon le Comité de Suivi de la Charte Musique et Internet (CSCMI), l'offre de téléchargement légal de musique en France est de plus en plus importante et attractive. Source : reuteurs sur Generation NT

Sites cités en référence :  Znet france /  Generation NT  /

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Par theteacher
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Vendredi 3 février 2006

LE FACTOR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS

BON C'EST QUOI PEER FACTOR DANS CETTE GUERRE DES MONDES NUMERIQUES ?

Peer Factor c'est ni plus ni moins que le premier pas vers la reconnaissance du peer to peer comme element incontournable, pas comme l'affreux ennemi ruineur de carrières, pour rappel avant que les marchand ne rentre dans le temple, on ne leur demandait pas leur avis, nombreux sont ceux qui se sont dit "nous vla" et on va fixer nos regles, entre nous j'en ris encore, heureusement certain des challengers type starzyk dont j ai deja parlé, mais d'autres egalement et meme des majeurs semblent avoir une culture du reseau plus avancee, peer factor fait certrainement parti de cette reflexion : globalement pour faire simple et en tres cours, c'est un logiciel de peer to peer qui permettra aux prestataires de mettre en avant leur titres en telechargement payant.... Et de cohabiter avec d'autre en contenu gratuit....

 

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Par theteacher
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Dimanche 5 février 2006
Voici une liste de 12 orientations et propositions concrètes pour permettre au droit d'auteur de se réconcilier avec Internet :  source / cliquer ici
et quelques commentaires perso en rouge

1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation. Le projet de loi que l'on discute cette année est issu d'une directive européenne adoptée en 2001, qui elle-même transposait en droit européen des accords internationaux signés à l'OMPI en 1996, négociés entre diplomates sans légitimité électorale. Le législateur est donc aujourd'hui pieds et poings liés ; il doit adopter une législation vieille de 10 ans qui date d'une époque où Internet était encore balbutiant et où Napster n'existait pas encore (il est né en 1998). Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des « consommauteurs » (consommateurs auteurs), ou « pronétaires » pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard.

Tout comme le peer to peer et le partage d'informations et l'open sources sont et demeurent des fondamentaux, ils on contribué a l'edification du reseau tels que vous le vivez....  apporteurs d'innovations tels que le mail !

2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits. Le droit d'auteur a été vu dès son origine comme un système d'équilibre entre la nécessité d'encourager la création en donnant un monopole temporaire au créateur sur son œuvre, et la nécessité de donner au public un libre accès aux œuvres par le domaine public. La durée du droit d'auteur, qui détermine l'étendue du domaine public, est une variable très importante dans cette équation. Actuellement en droit français une œuvre est protégée 70 ans après la mort de son auteur. Quelle incitation à créer a-t-on lorsqu'une œuvre à succès confère une rente à vie à son créateur ? Le résultat est qu'une maison de disques (qui bénéficie de droits similaires, adaptés à la personne morale) a plus d'intérêt financier aujourd'hui à sortir une compilation de Georges Brassens qu'à prendre le risque de promouvoir un jeune auteur. Et un internaute n'a toujours pas le droit de télécharger en 2006 le vieux King-Kong de 1933, ce qui permet aux Editions Montparnasse de le proposer encore aujourd'hui à 10 euros le visionnage sur Internet. Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur est, elle, ne fait que s'allonger pour traverser les siècles. C'est illogique et contre-productif.

3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions.
Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement « illégal ». Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma.

les seules etudes serieuses ont plutot eu tendance a reveler l 'inverse et a inviter aux refontes des business models (cf yannick chatelain : hacking business model) par ailleurs

Des chercheurs de l'Université Paris-XI publient mardi 20 décembre une étude indiquant que l'intensité du copiage sur les réseaux peer-to-peer (P2P, permettant l'échange de fichiers entre ordinateurs) n'a "globalement aucun effet" sur l'achat de CD et de DVD.Cette enquête, menée auprès de 4.000 personnes, a été entièrement financée par le ministère de la Recherche, sur appel d'offre, ont précisé lors d'une conférence de presse ses auteurs, Fabrice Rochelandet, maître de conférence à Paris-XI et Fabrice Le Guel, ingénieur de recherche dans la même université. Selon l'étude, l'échange de copies, toutes formes confondues (CD ou DVD gravés et téléchargements de fichiers musicaux ou de films) est "une pratique très répandue qui concerne pratiquement toutes les catégories sociales." Source :




4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement.
Aujourd'hui chaque internaute peut diffuser la musique qu'il crée. Des sites comme Jamendo.com ou Musique-Libre.org diffusent des œuvres d'artistes qui acceptent de voir leurs œuvres téléchargées gratuitement et librement. Mais certains genres musicaux ne peuvent pas être enregistrés dans un grenier. Il faut à ces artistes des moyens techniques et financiers que seules les maisons de disques peuvent leur offrir, et ces dernières bénéficient de cet avantage pour faire main basse sur les auteurs. L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques.

5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs œuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses œuvres sur tous les média, et de toutes ses œuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant.

6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion. Environ un quart des sommes collectées par la Sacem vont à la Sacem pour ses « frais de gestion ». N'ayant aucune concurrence, la Sacem n'est pas incitée à optimiser sa gestion pour maximiser la part reversée aux auteurs, et la qualité de la répartition. La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis.

7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les « royalties » d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal.

8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché.

9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression.

10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux médias. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation.

11. Remettre en question la chronologie des médias. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent.

12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son œuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une œuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des œuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son œuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients...

Le débat est ouvert.
Guillaume Champeau (CC) ratatium
Par theteacher
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